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Maladie d’Alzheimer et voyage… incompatible ?

En ce début du mois de juillet, les vacances ont déjà commencé pour certains d’entre nous ! En tant que personne atteinte d’Alzheimer ou en tant qu’aidant, vous souhaitez également prendre le large. Mais le voyage est-il compatible avec la maladie d’Alzheimer ? 

Voyage

Voyager ? Bien sûr ! 

Souffler, se distraire, se détendre est indispensable lorsqu’on est malade ou lorsqu’on accompagne une personne qui l’est. Les voyages et les excursions ne sont donc pas à exclure. Surtout, quand la maladie débute ou se trouve stabilisée et que les capacités permettent avec accompagnement de mener à bien les activités journalières.

Toutefois, les répercussions pouvant se faire ressentir sur l’organisme nous invitent à prendre des précautions. En ce début de  période des vacances, voici quelques suggestions pour ceux qui sont en partance. 

Mais avec quelques précautions

La maladie d’Alzheimer augmente la fatigabilité, diminue l’endurance à l’effort.
  • Entreprendre un voyage, partir en excursion demande d’être alerte. Pour prévenir la fatigue, il est conseillé d’être bien reposé avant toute mise en route. Préférez par ailleurs les courtes ballades entrecoupées de temps de détente aux randonnées. Il en ira de même si l’on transit en voiture, ou s’il s’agit d’avion, les longs courriers sont déconseillés.
  • Si l’on connait des effets de somnolence liés à une médication, il est prudent d’en tenir compte. Les somnifères se prêtent peu aux départs en avion et aux trajets immobilisés pour plusieurs raisons. D’abord, pour les risques de chutes dues à la somnolence, la diminution des occasions d’hydratation, les risques de thrombose, etc. S’ils font partie de la médication en présence de la maladie d’Alzheimer, ils peuvent être interrompus durant le trajet ou remplacés au gré du médecin, par un benzodiazépine à vie courte. À l’arrivée par contre, ils sont préconisés au rétablissement d’un sommeil de qualité.
  • De manière générale, attention à se ménager, à être précautionneux, permet d’éviter la fatigue et le sentiment d’insécurité. Il est possible d’aménager une partie de la traversée en fauteuil roulant par exemple, afin d’éviter les files aux douanes, de réserver un bon siège, de tenir compte de son rythme, de se mobiliser régulièrement en douceur, de s’hydrater souvent, etc.

Voyage Alzheimer

La maladie d’Alzheimer augmente la confusion ainsi que des difficultés à s’adapter aux changements, à se familiariser à l’inconnu.
  • Expérimenter un court séjour ou des petites excursions en premier lieu, permettra de donner les indications avant de projeter un plus long voyage.
  • Dans tous les cas, comme pour tout voyage, il est important d’en mesurer la faisabilité. Autrement dit, jauger ses propres ressources avec ce qui sera à disposition durant le voyage et à l’arrivée en regard à ses besoins spécifiques.
  • Demander l’avis du médecin et/ou de son thérapeute peut être utile afin d’obtenir les recommandations nécessaires à la prise en charge de la maladie durant le séjour.
  • Se renseigner par rapport aux moyens de transport, médications, soins, alimentation, hydratation, mais aussi, activités, détente et …plaisir !
  • Privilégier les expériences usuelles, comme un moyen de transport connu permettra d’éviter de susciter des réactions anxiogènes. Il est généralement déconseillé de prendre l’avion lorsque la désorientation et la fragilité au stress sont conséquentes.
  • Il est préférable d’éviter les cohues des départs en saison, à l’aurore ou tard le soir, et de favoriser une ambiance calme en étant organisé ; partir à temps, réservation privée…
  • Emporter quelques objets familiers et veiller à maintenir le plus possible les habitudes dans son fonctionnement quotidien favorisera une meilleure adaptation et permettra d’être plus enclin aux découvertes sur place.
  • Informer les responsables du voyage et les hôtes du séjour, personnel d’avion ou hôtelier, guides touristiques… sur les conséquences liées à la maladie facilitera la mise en place d’un soutien bienveillant.
Parfois, la maladie affecte la communication
  • En l’absence de distraction ou d’une activité, on peut se sentir isolé. En voiture par exemple, ne plus être conducteur, peux rendre le trajet assez long. Si l’on n’est pas mordu d’exploration au travers du hublot, une compilation musicale à son goût agrémenterait sans doute l’expérience.

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