Salon du « Bien vieillir au Pays des Condruses ».

Ce 25 novembre prochain, le Groupe d’Action Locale Pays des Condruses organise le salon du « Bien vieillir au Pays des Condruses » ! Celui-ci aura lieu à la salle « La Tinlotoise » de 10 à 18 heures ! L’entrée est gratuite pour cette journée au programme chargé ! 

Durant toute la journée, les participants pourront zigzaguer entre les stands d’informations et les petits restaurations. Une conférence sur « La relation à la personne âgées » est prévue à 11 heures. Le début de l’après-midi sera consacrée à des tables rondes, dans la salle « Le blé qui lève ». Au même endroit, diverses activités sportives sont prévues à partir de 15 heures. Un concert de la « Choranthisnes » et une pièce de théâtre par la troupe de « La Royale Sainte-Cécile » d’Ouffet clôturera la journée. Cliquez ici pour découvrir les détails de ce programme haut en couleurs ! 

Salon Pays des Condruses

La Ligue Alzheimer ASBL sera présente à ce salon pour vous donner toutes les informations nécessaires. Nous vous y attendons nombreux ! 

La Confusionite : Qui est Colette Roumanoff ?

Si vous suivez les activités de la Ligue, vous savez sans doute que l’association organise une soirée théâtrale ce 29 novembre prochain. « La Confusionite » est une pièce qui parle de la maladie d’Alzheimer, pour la dédramatiser. Colette Roumanoff a écrit cette pièce avec sa fille, suite à la maladie de son mari. 

Colette Roumanoff

En quelques mots, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai fait des études de droit et de sciences politiques, et j’ai travaillé comme journaliste et expert économique, ensuite avec l’Inde que mon mari connaissait bien nous avons crée un société d’importation de produit indiens. Nous avons quatre enfants.

Vous êtes auteur, metteur en scène, directrice de troupe… qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans le milieu du théâtre ?

J’ai aidé Anne à trouver sa voie et c’est ainsi que je l’ai coachée mis en scène et coécrit ses spectacles pendant 10 ans. Parallèlement j’ai crée ma compagnie de théâtre et monte un répertoire classique. La compagnie a 25 ans.

Vous avez écrit « La Confusionite » suite au diagnostic de votre mari ; pouvez-vous expliquer quelle a été votre première réaction suite à cette annonce ?

A la suite du diagnostic, j’ai paniqué et il m’a fallu du temps pour comprendre qu’il était possible de gérer cette maladie, à certaines conditions.

 Quand j’ai réalisé que mon mari avait la maladie d’Alzheimer j’ai eu peur et j’ai été très angoissée. Pourtant, la première fois que je me suis trouvée en face d’un comportement étrange j’ai eu de la chance. Il m’est apparu qu’il fallait faire machine arrière pour ne pas aggraver la situation. Puisque ne comprends pas ce qui se passe, je ne sais pas quoi faire, alors je propose une tasse de thé, ce qui me permet de réfléchir. Ma deuxième chance c’est d’être metteur en scène, d’être naturellement attentive aux émotions que les comédiens expriment dans leur corps et sur leur visage. Par la suite, je comprendrai que faire machine arrière et savoir décoder les émotions sont des atouts précieux tout  au long de la pathologie.

A la suite de notre intervention à Bretonneau en 2009 , on m’a demandé de faire des conférences et c’est pour illustrer  et montrer au public la maladie et comment y réagir que Valérie et moi nous avons écrit cette pièce.

Pouvez-vous expliquer quelle est votre vision de la maladie d’Alzheimer ? Et quelle réflexion vous a poussée à cela ?

J’ai vécu des expériences et j’en ai tiré des conclusions pratiques, je suis devenue « une experte de terrain »

En quoi la pièce « La Confusionite » reflète cette vision ?

 La pièce et les livres que j’ai écrits montrent la même chose : il faut arrêter d’avoir peur de cette maladie. C’est le premier point. Ensuite ne pas stresser le malade etc..

A propos de la pièce plus précisément, vous l’avez écrite avec votre fille, pouvez-vous en dire un peu plus à ce sujet ?

Valérie est comédienne, professeur de théâtre et elle a écrit des pièces, la collaboration est venue naturellement.

Comme j’ai une compagnie de théâtre (depuis 25 ans maintenant) où nous jouons beaucoup de Molière, il nous a semblé, à Valérie et à moi, qu’une pièce sur Alzheimer permettrait de voir et de comprendre mieux qu’un discours ce nouveau regard sur la maladie. Ce projet a muri pendant plusieurs années et le 19 septembre 2014 nous avons créé La Confusionite, en présence de Daniel, dans la salle de théâtre de Bretonneau, où avait eu lieu notre intervention de 2009.

Selon vous, que peut apporter cette pièce au public (familles, patients, professionnels, etc.) présent le 29 novembre ?

Un nouveau regard sur la maladie des encouragements, de la bonne humeur.

En plus de la pièce, vous avez également écrit plusieurs livres. Pouvez-vous en dire un peu plus à ce sujet ?

Les livres sont la continuation et le complément de la pièce, certaines scène jouées dans la pièce sont racontées dans le livre et les livres donnent des explications.

Pourquoi est-ce important pour vous de partager votre expérience avec le grand public ?

J’ai personnellement beaucoup galéré au début et je peux maintenant montrer comment gérer les situations compliquées. Je continue car beaucoup de gens me disent que ce que j’écris les aident beaucoup et change leur vie dans un sens positif.

Que retenez-vous de toutes ces années « avec la maladie d’Alzheimer » ?

J’ai appris à vivre dans le présent et à relativiser beaucoup de choses. 

Ce changement [de vision de la maladie] est facile et difficile à la fois : C’est une nouvelle manière de considérer le malade à qui l’on commence par donner de la considération alors que la société d’aujourd’hui le méprise. Donner davantage d’attention à quelqu’un de fragile, le regarder avec bienveillance, est-ce si difficile ? Oui, car cela demande une sorte de révolution intime, la prise en compte de nouvelles valeurs, une importance donnée à des détails qu’on aurait autrement ignorés.

C’est un effort et des efforts en continu. Qu’est-ce qu’on gagne ? Un parcours de vie au quotidien, qui pourra aller de petits bonheurs en petits ou grands bonheurs, au lieu de se perdre dans un enchaînement interminable d’ennuis, de conflits et de problèmes insolubles.

On peut voir sur YouTube l’émission que j’ai faite avec Frédéric Lopez « Mille et une vies » du 21 septembre 2016. On y trouvera une bonne illustration de ce changement de regard et d’attitude.

Si le malade se retrouve dans un environnement plus favorable, certaines de ses  capacités endormies pourront se réveiller et sa vie deviendra plus facile. Celle de son entourage aussi.

Que conseilleriez-vous aux aidants et aux familles afin de voir la maladie de façon plus positive ?

Je leur conseillerai  de lire mon dernier livre qui coute 3€. 


La Confusionite bannière

La Confusionite se jouera pour la première fois en Belgique ce mercredi 29 novembre au Centre culturel des Roches de Rochefort. Pour assister à cet événement exclusif, réservez votre place en cliquant ici !

D’autres événements se déroulent également tout au long du « Mois de la mémoire » à Rochefort. Pour consulter les événements à venir, cliquez ici ! Notez également que l’Alzheimer Café de Rochefort aura lieu le 23 novembre 2017, de 14 à 16 heures ! 

La Confusionite : c’est dans trois semaines !

Le 29 novembre 2017, dans trois semaines, la première représentation belge de « La Confusionite » aura lieu au Centre culturel de Rochefort. Une pièce joyeuse pour parler d’un sujet grave. Une vision optimiste de la maladie d’Alzheimer pour la dédramatiser. Voilà comment décrivent les spectateurs qui ont déjà assisté à une représentation !

La pièce, bande annonce

« C’est la veille du mariage de Chloé et Jérôme que les parents de Jérôme débarquent d’Australie pour rencontrer la future belle famille. Marco, le père de Chloé semble vivre sa maladie d’Alzheimer avec le sourire. Odette, sa femme, met tout en œuvre pour préserver son mari de toute situation porteuse de stress. C’est sans compter sur la belle-mère de Chloé, une femme exubérante qui, à peine arrivée, annonce à son fils, qu’il doit renoncer à son mariage sous peine de perdre un million d’euros. Chloé stresse, Jérôme doute, Marco ne reconnait plus personne. Perdue entre affolements, quiproquos, et retournements inattendus, Chloé arrivera-t-elle à célébrer son mariage ? »

 

Le Mois de la Mémoire

La représentation de cette pièce de théâtre entre dans le cadre du « mois de la mémoire », un événement organisé par le Centre culturel de Rochefort en collaboration avec des partenaires locaux. Parler de mémoire, c’est parler de l’humain, de ce qui reste d’humain quand il n’y a plus rien…. C’est aborder le pays des souvenirs, écouter notre corps et nos sens, ses cellules, c’est accepter l’importance de notre mental. Du 28 octobre au 30 novembre, de nombreux spectacles, conférences, animations, expositions, représentations cinématographiques et théâtrales sont organisées ! Découvrez le programme  en cliquant ici !

Plus que trois semaines ! 

Il vous reste trois semaines pour réserver vos places afin de participer à cette soirée exclusive en présence de Colette Roumanoff ! Après la pièce, un débat-échange est prévu afin de répondre à toutes vos questions. 

Pharmacien de référence : avez-vous franchi le pas ?

Depuis presque deux mois, les pharmaciens tiennent un nouveau rôle pour leur clientèle : le pharmacien de référence. En tant que personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou démence apparentée, vous prenez des médicaments ? Ce service souhaite vous faciliter la vie.

Depuis le 1er octobre 2017, le Gouvernement fédéral a mis en place un nouveau service appelé « Pharmacien de référence ». Tout patient atteint de maladie chronique peut désormais en choisir un. L’objectif est de permettre aux patients de mieux utiliser leurs médicaments, et in fine, mieux contrôler leur santé et rester plus longtemps autonome. Le pharmacien de référence offre ainsi un accompagnement personnalisé : il écoute son patient, lui explique son traitement et ses implications, remet et gère « schéma de médication » et devient une personne de contact concernant le Dossier Pharmacologique.

Maggie De Block, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique : « En tant qu’expert du médicament au sein de la première ligne, le pharmacien possède toutes les clés pour accompagner les patients chroniques dans l’utilisation de leurs médicaments ; il peut leur donner des conseils sur mesure, contribuer à améliorer l’observance thérapeutique, renforcer la collaboration avec le médecin généraliste et les autres prestataires de soins… Il contribue ainsi à la santé et à la qualité de vie de ces patients. »

Pour prétendre à ce titre, le pharmacien devra tout de même répondre à certaines conditions. Celui-ci devra être connecté au Dossier Pharmaceutique Partagé (DPP), par exemple, ou encore encoder dans ce dossier tous les médicaments et produits de santé utilisé par le patient. Le patient, quand à lui, faire partie du public-cible, signer une convention avec son pharmacien, ou encore donner son consentement éclairé pour le partage de ses données de santé.

En bref, les missions du pharmacien de référence sont :

  • Avoir une vue globale sur l’ensemble des médicaments du patient ;
  • tenir à la disposition du patient et des prestataires de soins concernés un schéma de  médication ;
  • garantir au patient un accompagnement personnalisé, adapté à ses besoins spécifiques ;
  • collaborer avec le médecin de famille et les autres prestataires de soins, et être la personne de contact pour toute information relative à la médication du patient.

Les avantages du schéma de médication sont également nombreux. Il offre premièrement une vue d’ensemble, complète et fiable, de la médication du patient, tant les médicaments prescrits (par un généraliste, un dentiste, d’autres médecins…) que ceux sans ordonnance. Il contient deuxièmement toutes les informations utiles telles que la posologie et les moments de prise de chacun des médicaments. En outre, le schéma de médication aide le patient à prendre correctement ses médicaments, lui fournit, ainsi qu’aux prestataires de soins concernés, une information complète sur sa médication et contribue ainsi à une meilleure qualité des soins. Dans le cadre de soins interdisciplinaires de qualité, le pharmacien de référence pourra enfin partager ce schéma de médication avec les autres prestataires de soins qui sont en contact avec le patient, moyennant son accord.

Une collaboration interdisciplinaire

A l’instar du médecin traitant responsable du Dossier Médical Global, le pharmacien de référence est responsable du Dossier Pharmaceutique du patient. Il devient la personne de contact pour toute information relative à la médication du patient et collabore étroitement avec son médecin (de famille) et ses autres prestataires de soins. Cette collaboration interdisciplinaire va favoriser la qualité des soins aux patients chroniques.

« Un pharmacien de référence et un médecin généraliste de référence », souligne le Dr Paul de Munck, président du Groupement Belge des Omnipraticiens. « Parce que la proximité et le rôle complémentaire de ces deux prestataires de soins de première ligne avec les patients sont essentiels. »

Pharmacien de référence

Un service gratuit

En signant la convention « pharmacien de référence », avec celui de leur choix, le patient ne paie aucun supplément. Le pharmacien de référence recevra quant à lui une rémunération forfaitaire de 31.80 euros par patient et par an. Sont concernés par ce remboursement : tout patient ambulant à qui cinq médicaments remboursés ont été délivrés dans la même officine au cours de l’année écoulée, dont au moins un médicament chronique.

Télécharger le flyers

 

Hermeton Heure, 3 Vallées et Flowal signent le Protocole Disparition

Ce 25 octobre dernier, les Zones de police Hermeton Heure, 3 Vallées et Flowal ont signé le Protocole Disparition Seniors au Domicile. Ils marquent ainsi leur intérêt pour cette méthodologie qui permet de faciliter les recherches en cas de disparition d’une personne atteinte de démence. 

Trois nouvelles zones signataires

Suite à cette signature, les Zones de police sont maintenant au nombre de dix-sept pour le domicile. La zone de police Hermeton Heure concerne les communes de Doische, Cerfontaine et Philippeville, celle des 3 Vallées travaille sur les communes de Couvin et Viroinval et enfin, la zone de police de Flowal s’étend sur les communes de Walcourt et de Florennes. Les habitants de ces différents territoires peuvent dès maintenant remplir la fiche identitaire du projet.

Hermeton Heure, 3 Vallées et Flowal

Une fiche identitaire pour plus de rapidité en cas de disparition

Une partie de la méthodologie du Protocole est de remplir une fiche identitaire. Celle-ci contient des informations sur la personne atteinte de démence : son nom, sa description physique accompagnée d’une photo, les trajectoires possibles (arrêt de bus récurrent, balade quotidienne), les lieux liés aux passés (ancien domicile, lieu de travail), etc. Ces données sont liées à la mémoire à long terme. Celle-ci reste le plus longtemps conservée dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer, raison pour laquelle les patients se tournent vers ces trajectoires et « lieux du passé ». 

Télécharger la fiche 

Un partenariat pour plus d’efficacité

Le Protocole découle d’une collaboration entre la Ligue Alzheimer ASBL, la Cellule Disparition de la police nationale, les zones de police locales et le Parquet référant ainsi que les services d’aide et soins à domicile. L’objectif de cette initiative est d’agir avec plus de professionnalisme et de rapidité en cas de disparition d’une personne atteinte de démence. Car comme il est expliqué ci-dessus, la maladie entraîne des spécificités dans les recherches. Ces différents acteurs s’investissent donc un peu plus pour les personnes concernées par la maladie d’Alzheimer.